Escape GameParisArtimusRoom 113

Room 113
89% satisfaction

40% Fouille
30% Manipulation
30% Réflexion
  • Thème
    Horreur | Paranormal
  • Niveau
    Intermédiaire
  • Immersion
    👏 Excellent
  • Prix
    22 - 65€/joueur
  • Nombre de joueurs
    2 à 5 joueurs

En ce mois de juillet 2020, nous sommes de retour à Artimus, enseigne d’escape game installée tout près du cimetière du Père Lachaise, dans le 20e arrondissement de Paris. Nous poussons la porte d’entrée et redécouvrons le mirifique et fourmillant cabinet de curiosités du mystérieux professeur Artimus, sorte de caverne d’Ali Baba des collectionneurs. Ici, chaque objet a une histoire. Oui, même cette langoustine métallique, ce luminaire montgolfière ou encore ce poulpe de maison qui pend au plafond.

Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvons, comme lors de notre première visite pour les tests de « Freak Show » et « Ultime madrigal », face à la classieuse porte du temps du professeur Artimus, « une faille spatio-temporelle dont il se sert pour repousser toujours plus loin les frontières de ses expériences ».

Nous voici prêt à faire un bond jusqu’au 24 décembre 2023. Pas pour aider le père Noël mais pour enquêter sur un événement aussi paranormal que macabre : la terrifiante affaire de la « Room 113 ».

Le scénario

« Noël 1988, Loch Lomond, Écosse. Pendant la nuit du 24 au 25 décembre à 00h30 précises, un phénomène inexpliqué de combustion spontanée entraîne le décès de l’homme qui séjournait dans la chambre 113 de l’hôtel Inversnaid. Or, tous les sept ans depuis cette date, cet événement s’est reproduit étrangement au même endroit et au même moment, causant à chaque fois la mort de l’homme occupant cette chambre. Malgré le travail des enquêteurs, la cause de ces drames n’a jamais pu être établie et l’hôtel est resté inoccupé depuis le 25 décembre 2016. Pour tenter d’élucider ce mystère, vous serez envoyés sur place le 24 décembre 2023, soit 7 ans jour pour jour après le dernier drame. À vos risques et périls… »

La scénographie mise en œuvre par Artimus pour simuler le changement d’espace-temps est toujours aussi efficace et convaincante. La faille spatio-temporelle est désormais grande ouverte et, en l’espace de quelques secondes, nous sommes projetés dans les couloirs d’un élégant et désuet hôtel écossais abandonné.

Un puzzle narratif dense

« Room 113 » est une aventure qui repose avant tout sur une narration dense. Cet escape game développe en effet une histoire assez étoffée reliant plusieurs protagonistes dont vous devrez percer les secrets.
Avis à celles et ceux qui n’aiment pas lire : ce scénario prend exclusivement forme par le biais de supports écrits. L’un d’eux est assez fourni, et si aucun membre de votre équipe n’éprouve l’envie de s’y intéresser, vous passerez forcément à côté de toute l’intrigue. Un autre support est quant à lui plus ludique, mais aucune énigme n’amène à le parcourir, si bien que si vous ne faites pas preuve de curiosité spontanée, là encore vous passerez complètement à côté des informations qu’il recèle. Ce fut notre cas, et c’est ainsi qu’à mi-parcours un nouveau personnage a soudainement fait son apparition sans que nous ayons la moindre idée de qui il s’agissait. N’ayant pas la possibilité de revenir sur nos pas pour combler cette lacune, nous nous sommes définitivement perdus au sein de l’histoire. Or, la mission se présente avant tout comme une enquête et, pour la réussir, vous devrez avoir compris ce qui se trame dans cette chambre maudite… Heureusement, faute d’avoir tout saisi pour aurez la possibilité – certes ni gratifiante ni très satisfaisante – de tâtonner jusqu’à parvenir à vos fins.

Les énigmes de « Room 113 » sont peu nombreuses, ne se distinguent pas spécialement par leur originalité mais sont sauf exception très bien intégrées au scénario. La salle compte un seul cadenas, pour autant vous devrez récolter pas mal de codes chiffrés.
Ne négligez surtout pas la fouille car c’est une importante composante du jeu ! Les manipulations sont également présentes tout au long de cet escape game, même si elles restent majoritairement basiques.

Une mise en tension progressive

Les décors sont très soignés. Si l’espace de jeu était plus grand, nous aurions réellement la sensation de fouler le sol d’un hôtel. La présence de nombreux éléments décoratifs renforce clairement la crédibilité du lieu. Il faudra d’ailleurs être capable de faire le tri au moment de résoudre les énigmes, car tout n’est pas utile.

Un soin particulier a aussi été apporté à l’agencement des lieux d’une part, mais également à la mise en scène de l’aventure. On note quelques excellentes idées et intentions, à commencer par l’intelligente gestion du son et de la lumière : vous serez accueillis dans la room par une guillerette musique de Noël de circonstance et des luminaires assez efficaces, mais plus vous progresserez et plus l’ambiance évoluera, jusqu’à se faire très sombre, inquiétante voire oppressante. Pour asseoir ce changement d’atmosphère, Artimus a mis en place quelques effets spéciaux parfaitement réalisés, dont l’un est extrêmement surprenant, impressionnant et rare dans un escape game. Une poignée de jump scares bien placés vous attendent aussi, dont l’un a littéralement tétanisé l’une de nos joueuses !

L’équipe idéale ? 3 joueurs

Cette mise en tension progressive est réussie, narrativement logique et appréciable, mais à double tranchant. Car peur et réflexion font rarement bon ménage, et face à un puzzle narratif qui n’est pas si simple à assembler et que les joueurs devront justement dénouer lors du point d’orgue de cette atmosphère flippante, il pourra être facile de perdre pied. Pas évident de continuer à se concentrer lorsqu’Artimus fait tout pour vous déstabiliser ! Et encore moins lorsque le stress du chrono commence à pointer le bout de son nez.

Soyez donc attentif à chaque indice, discutez régulièrement des pistes qui vous viennent à l’esprit, soyez curieux et surtout gardez votre sang-froid, cela sera la clé du succès. Dernier conseil : certaines pièces de l’hôtel Inversnaid sont très exiguës, former une équipe de trois joueurs semble donc l’idéal pour éviter de vous marcher sur les pieds.

Découvrez le teaser vidéo de la salle « Room 113 » :