Escape GameParisCriminal QuestLes disparus du laboratoire

Les disparus du laboratoire
42% satisfaction

35% Fouille
10% Manipulation
55% Réflexion
  • Thème
    Asile | Hôpital
  • Niveau
    Difficile
  • Immersion
    👍 Très bien
  • Prix
    18 - 25€/joueur
  • Nombre de joueurs
    4 à 10 joueurs

🕵 Cette salle de l’enseigne Criminal Quest, aujourd’hui connue sous le nom d’Arcane, a été testée à Paris avant sa fermeture en décembre 2017, suite à la destruction de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul.

Organisateur de jeux d’enquête outdoor dans des lieux insolites, Criminal Quest, une marque de la société Arcane, a à son tour choisi de se lancer dans la création d’une escape room. Après un crowdfunding réussi, l’entreprise parisienne a investi un lieu qu’elle connaît bien puisqu’elle y fait régulièrement vivre des événements : l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, un site de plus de 3 hectares dans le 14e arrondissement, près de Denfert-Rochereau. Mais cette fois nous n’y courrons pas de bâtiment en bâtiment à la recherche d’indices ! Notre session se déroulera en vase clos. La nuit est déjà tombée quand nous arrivons sur place, nous traversons la cour de cet ancien hôpital plongé dans le noir, un paysage qui se prête parfaitement à l’aventure que nous allons vivre, « Les disparus du laboratoire ».

Derrière une porte qui donne sur un jardinet nous attendent deux femmes en blouse blanche, l’air grave et inquiet. Il semblerait que quelque chose ne tourne pas rond. Les assistantes du GénomeLab nous conduisent à l’entrée d’un laboratoire que l’on peut à présent apercevoir à travers un hublot. La tension est palpable…

Le scénario

« L’assistant du GénomeLab est désemparé. Les six chercheurs, spécialistes de l’ADN humain, se sont volatilisés quelques heures à peine après leur arrivée. Et la porte est fermée de l’intérieur, impossible d’accéder au laboratoire ! Par ailleurs ce matin même, on relate des catastrophes en chaîne au journal télévisé. Cette mystérieuse disparition aurait-elle quelque chose à voir avec ces phénomènes étranges ? A vous de pénétrer le laboratoire, de comprendre ce qui est arrivé aux chercheurs, et de mettre fin au chaos. »

Criminal Quest a aménagé sa salle au cœur d’un ancien bloc opératoire, et grâce à cela le décor convainc dès le premier regard. Depuis la fermeture de l’hôpital, la lampe scialytique (retenez bien ce mot pour votre prochaine soirée Scrabble) qui se trouve dans la pièce n’a pas bougé et fonctionne toujours – vous savez, il s’agit de ces puissants diffuseurs de lumière qui ont plusieurs bras et sont utilisés pendant les opérations chirurgicales. Des paillasses, des éprouvettes, des réfrigérateurs pharmaceutiques, des panneaux lumineux de radiologie, des tabourets… Nous sommes dans une salle plus grande que la moyenne des rooms parisiennes, elle est bien fournie mais pas forcément adaptée au moyen de communication avec le game master, un talkie-walkie : la voix de l’assistante du GénomeLab résonne beaucoup et nous devons la faire répéter plus d’une fois.

« Les disparus du laboratoire » compte parmi les escape games les plus denses de Paris. Cette room a clairement été conçue pour une équipe de plus de quatre personnes, nombre minimum d’enquêteurs requis pour pouvoir jouer. Criminal Quest autorise jusqu’à dix participants, ce qui peut paraître énorme mais pas forcément injustifié : n’hésitez pas à venir à six ou sept, ce ne sera pas du luxe ! Le plus dur sera de vous organiser en conséquence pour bien communiquer entre vous durant la partie. Pour mettre toutes les chances de votre côté, nous vous conseillons de vous répartir le maximum de tâches : il sera difficile de sortir victorieux si toute la team se penche simultanément sur chacune des énigmes.

Une information importante, relative à la taille des équipes, est d’ailleurs à noter : comme indiqué sur le site de Criminal Quest, si vous réservez pour moins de dix personnes, les places restantes seront toujours ouvertes à d’autres joueurs. Soyez donc éventuellement prêts à être associés à des inconnus. À moins que vous ne privatisiez la room pour un montant de 180 euros, ce qui équivaut à payer un peu plus de sept places (à 25 euros l’unité). S’il se fait rare en Europe, ce mode de réservation est la norme dans d’autres régions du monde, en Amérique du Nord notamment.

Un storytelling poussé

Dans « Les disparus du laboratoire », vous trouverez beaucoup de cadenas et de clés ainsi que des énigmes pas toujours très crédibles au vu du scénario, des défauts que l’on peut finalement assez vite oublier si on se laisse embarquer dans l’histoire. Car la force de ce jeu, c’est le storytelling qu’il parvient à développer : vous devrez enquêter pour comprendre ce que cache ce laboratoire et ce qu’il est advenu des scientifiques disparus, avant d’éliminer des suspects et de désigner un coupable. En toute logique, la porte du laboratoire n’est pas fermée à double tour et votre objectif ne sera pas de la déverrouiller. Nous avons été plongés dans le scénario dès le briefing grâce à une game master aux talents de comédienne indéniables, une GM qui ne sera pas à vos côtés mais que vous verrez malgré tout régulièrement…

Vous ferez face à de la fouille bien dosée et à beaucoup de casse-têtes nécessitant de la réflexion. Très peu de manipulations vous attendent, dont la principale, assez déconcertante car elle n’a aucun lien avec l’univers des laboratoires, affaiblit une immersion très bonne par ailleurs.

L’escape game de Criminal Quest pourrait n’être qu’éphémère car la destruction de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, qui appartient maintenant à la Ville de Paris, est sérieusement envisagée : l’ensemble du site pourrait alors devenir un écoquartier.

Salle fermée (12/2017)