Escape GameParisRashomon EscapeLe braquage

Le braquage
70% satisfaction

30% Fouille
40% Manipulation
30% Réflexion
  • Thème
    Cambriolage
  • Niveau
    Intermédiaire
  • Immersion
    👍 Très bien
  • Prix
    25 - 32€/joueur
  • Nombre de joueurs
    3 à 6 joueurs

Nous débarquons sur la pointe des pieds à Rashomon Escape, dans le 11e arrondissement de Paris, entre les stations de métro Bréguet-Sabin et Voltaire. La nouvelle mission qui nous attend exige une discrétion absolue. Après nous avoir envoyé piller la tombe d’un pharaon égyptien, cambrioler un musée et enquêter sur un mystérieux ascenseur, l’enseigne d’escape game ouverte depuis décembre 2017 nous propulse cette fois au cœur d’une opération vengeance. Comment se venger d’un mafieux qui se croit plus malin que nous ? En braquant sa planque hyper sécurisée pour le dépouiller de tous ses lingots d’or…

Le scénario

« Vous êtes des membres aguerris d’un organisme mondialement connu pour effectuer les missions les plus dangereuses, le Black King. Néanmoins, vous avez été doublés lors de votre dernière échappée. Couverts de honte, la réputation de votre organisation est remise en cause. D’après des sources fiables, des lingots d’or seraient entreposés dans la planque du client, véritable mafieux en son genre, qui vous avait précédemment tendu ce piège. Votre hiérarchie vous impose alors de les récupérer, ce que vous acceptez avec joie. C’est ainsi, dans cet endroit blindé à la sécurité renforcée, que débute votre opération vengeance. »

Nous sommes accueillis par un game master parfaitement dans son rôle. Cette taupe infiltrée au sein de la police s’est débrouillée pour nous faciliter la tâche et fera le guet pendant que nous tenterons d’atteindre le magot. Nous resterons en contact par le biais d’un téléphone sur lequel il enverra des messages si besoin.

Sur les chapeaux de roue

L’introduction orchestrée par Rashomon Escape fonctionne parfaitement, tout comme la découverte de l’espace de jeu : « Le braquage » vous réservera immédiatement un gros effet wahou grâce à un élément que l’on trouve très rarement dans les salles d’escape game et qui, en plus, est mis en scène de manière originale. Dans un tel cadre, la mission démarre sur les chapeaux de roue.

Tout au long de la partie, on note quelques excellentes idées de mise en scène qui rendent le jeu agréable, déclenchées par des manipulations simples mais efficaces. Les étapes franchies sont compréhensibles, on progresse donc de manière assez naturelle dans le scénario. Même si plusieurs pastilles « ne pas toucher » et autres modes d’emploi « hors jeu » viennent malheureusement atténuer l’immersion, les décors sont globalement convaincants, on prend plaisir à s’y déplacer et à le découvrir.

Loin de l’adrénaline procurée par un braquage

Selon nous, le jeu pêche en revanche un peu en ce qui concerne les énigmes. Au contraire des décors et des éléments qui le composent, elles ne nous placent pas dans la peau d’un braqueur. Pourquoi ? Parce que si elles sont bel et bien presque toutes thématisées, elles n’ont, sauf exceptions, aucun lien avec notre mission et nos objectifs. Autrement dit, elles ne sont pas intégrées à l’intrigue, point auquel nous apportons toujours de l’importance car cela contribue à la fluidité du jeu. Les casse-têtes auxquels vous serez confronté jouent par exemple beaucoup avec les couleurs ainsi qu’avec les chiffres en tant qu’éléments graphiques. Bref, on est loin de l’adrénaline procurée par un braquage ! Il faudra donc oublier tout idéal de vraisemblance pour vous concentrer uniquement sur l’examen des indices disséminés dans la pièce.

Les proportions de manipulations, de fouille et de réflexion sont assez équilibrées, il y en a pour tout le monde. La fouille, physique comme visuelle, est très accessible : elle ne présente absolument rien de fourbe.

Ne perdez pas votre objectif de vue : vous devrez voler le plus d’argent possible ! N’oubliez donc pas de vous échapper de la room avec votre butin sous le bras, sans quoi vous achèverez cette périlleuse mission sain et sauf, certes, mais toujours aussi fauché…