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Braquage à l’ancienne
91% satisfaction

40% Fouille
35% Manipulation
25% Réflexion
  • Thème
    Cambriolage
  • Niveau
    Intermédiaire
  • Immersion
    👍 Très bien
  • Prix
    18 - 29€/joueur
  • Nombre de joueurs
    3 à 6 joueurs

Nostalgique du franc ? Le beau billet bleu de Saint-Exupéry vous manque ? Vous trouvez que le billet de 100€ n’a jamais eu la prestance d’un Pascal ? Next Reality a pensé à vous. Fondée par deux frères en avril 2017, cette enseigne d’escape game installée dans la zone commerciale de Gramont, à Toulouse, propose en effet un scénario de cambriolage d’une banque des années 1990 nommé « Braquage à l’ancienne ».

Dans son autre jeu, baptisé « Menace toxique », vous devrez tout simplement sauver la France d’une catastrophe bactériologique. Mais revenons au flouze, comme on disait dans les 90’s (souvenez-vous).

Le scénario

« Qui n’a jamais rêvé de faire un casse et de repartir avec le pactole ? Nous sommes à la fin du XXe siècle et vous décidez de rassembler votre meilleure équipe afin de cambrioler la petite banque d’un quartier bourgeois. Préparez votre équipe pour le casse le plus explosif de l’année ! »

« Elle est où la moulaga ? »

En ce mois d’octobre 2020, armés de nos seules lampes torches, nous faisons nos premiers pas dans la banque. Une fois la lumière rétablie, nous découvrons un décor tout à fait cohérent avec ce qui est annoncé. Un bureau, un petit espace d’attente, et surtout un guichet derrière une grille de sécurité qui laisse deviner un accès vers une salle des coffres, le tout associé à une décoration et un mobilier volontairement vieillots…
Pas de doute, nous sommes bien dans une banque, et au XXe siècle. Avant toute chose, nous remarquons la taille de la pièce, inhabituellement vaste pour un escape game. Même à six joueurs, le nombre maximal pour cette room, vous ne vous marcherez pas dessus.

Dans « Braquage à l’ancienne », le game master n’incarne pas de rôle au sein du scénario : un simple écran permet aux joueurs de recevoir de l’aide. Évidemment, la présence d’un écran plat dans les années 1990 nuit à la crédibilité globale de l’environnement, malgré des décors autrement réalistes. Au fil du jeu, on tombe aussi sur quelques éléments et actions un peu moins crédibles, qui atteignent un peu l’immersion. Ces phases sont néanmoins ludiques donc elles passent bien.

« Qu’est-ce qu’j’vais faire de tout cet oseille ?»

Le début de « Braquage à l’ancienne » est principalement axé sur de la fouille, avec quelques cachettes un peu ardues. Rassurez-vous cependant : comme tout cambriolage qui se respecte, la salle comporte son lot de manipulations en tout genre. L’une d’elles, d’ailleurs, est l’un des éléments peu réalistes que nous évoquions plus haut, mais repose sur l’utilisation très ingénieuse et originale d’un objet du quotidien, qu’on n’avait encore jamais vu employé de cette manière. Un autre mécanisme est particulièrement satisfaisant, et intervient au moment où le braquage atteint son paroxysme.

La dernière partie du jeu, elle, est frénétique. Il s’agit de repartir avec le plus de billets possible, et si vous avez été rapide pour parvenir jusque-là, vous pourrez vous en donner à cœur joie : il pleut de la « moula » ! De mémoire de braqueurs, on n’avait jamais sorti autant d’argent d’une banque. Pensez à inviter des gros bras pour porter tout cet oseille ! On peut toutefois reprocher à ce final d’être un peu répétitif, les nombreux coffres s’ouvrant tous d’une manière très similaire.

Attention à ne pas se laisser emporter par l’euphorie et l’avidité : n’oubliez pas de quitter les lieux avant l’arrivée de la police !