Thème
Enquête | Explorateur
Niveau
Intermédiaire
Immersion
Assez bien
Prix
20 à 30€/joueur
Nombre de joueurs
2 à 5 joueurs
25 %
Fouille
50 %
Manipulation
25 %
Réflexion

Let Me Out a ouvert en octobre 2015 près du palais de Bruxelles, à trois minutes à pied de la station de métro Madou, desservie par les lignes 2 et 6. Ses escape games aux univers divers et variés vous attendent, et notamment la très bonne salle « Alice au pays des merveilles », qui depuis notre test a d’ailleurs eu l’occasion de se refaire une beauté.

Mais si nous sommes à nouveau de passage à Let Me Out en ce dernier jour du mois de juillet 2021, ce n’est pas pour explorer le terrier du lapin blanc...

Le scénario

« Le Blue Hotel est un petit hôtel, pas cher et confortable. Madame K., une des résidentes, est la seule témoin d’une sombre histoire. Dans sa chambre, elle attend la visite d’un invité très particulier. Malheureusement, le personnel de l’hôtel n’est pas vraiment fiable. »

Une fois sur place, c’est une intrigue très différente de celle que l’on peut lire sur le site web de l’enseigne, retranscrite ci-dessus, qui vous sera racontée. Ce matin-là, on nous explique en effet qu’un homme a fait appel à nous en qualité de détectives. Cet individu souhaite que nous investiguions sur la présence fréquente de sa femme au Blue Hotel où, paraît-il, elle apporte toujours une mystérieuse petite boîte. Nous ne refusons bien sûr jamais une enquête, et c’est donc dans la chambre qu’elle occupe régulièrement que nos recherches débutent, chanson de Chris Isaak en tête...

« Blue Hotel, every room is lonely »

Premier constat : cette chambre d’hôtel est pour le moins étonnante puisqu’on n’y trouve aucun lit ! Cette observation est à l’image de la salle, qui n’est pas un modèle de cohérence : les énigmes ont rarement un lien avec le scénario et ce n’est clairement pas la préoccupation des créateurs, qui ont avant tout à cœur de proposer des casse-têtes fun et fluides. De ce point de vue, on peut dire que leur pari est réussi : « Blue Hotel » propose un jeu globalement amusant, qui fait preuve d’une certaine inventivité avec relativement peu de moyens.

Vous y manipulerez de nombreux objets mais aussi pas mal de mécanismes, souvent des machines du quotidien dont Let Me Out a détourné la fonction. Codes à chiffres, cadenas et clés sont eux aussi très présents, il faut le savoir. Cette room nous a un peu donné l’impression d’avoir été propulsé dans un escape game point and click !

Même si cette aventure ne raconte pas d’histoire à travers ses énigmes, elle a la bonne idée de surprendre par le biais d’un rebondissement totalement inattendu et assez original. Alors que nous pensions le scénario complètement laissé à l’écart, voilà en effet qu’il refait très temporairement surface, en impliquant cette fois au maximum les joueurs. Une agréable surprise. La salle réussit à nous étonner à quelques autres occasions, notamment en dévoilant des passages et pièces insoupçonnés qui sont très plaisants à découvrir.

« Blue Hotel, life don't work out my way »

Qu’en est-il de l’immersion ? Se projeter au sein d’une chambre d'hôtel sans lit et dans laquelle on réalise des actions assez improbables au vu du contexte n’est évidemment pas chose aisée. Ce qui n’arrange rien, c’est que quelques objets sont solidement fixés dans l’espace de jeu pour que l’on ne puisse pas les déplacer. Une technique qui ne dérangeait pas il y a quelques années, lorsque les escape games n’en étaient qu’à leurs balbutiements, mais qui se pratique de moins en moins aujourd’hui afin que les aventures soient le plus crédible possible.

Ces écueils sont à certains égards rattrapés par la générosité du décor : la room dans laquelle vous évoluerez n’est pas si vaste, mais elle fourmille d’éléments à observer et utiliser. Le jeu est d’ailleurs assez dense, ne traînez surtout pas si vous voulez tirer l’affaire du « Blue Hotel » au clair !

Mélanie Vives par Mélanie Vives