Escape GameLilleRush HourDiamant maudit

Diamant maudit

40% Fouille
25% Manipulation
35% Réflexion
  • Thème
    Cambriolage
  • Niveau
    Intermédiaire
  • Immersion
    Moyen
  • Prix
    18 - 35€/joueur
  • Nombre de joueurs
    2 à 6 joueurs

Rush Hour est une enseigne d’escape game qui a ouvert en mars 2018 boulevard de la Liberté, à Lille. Son local n’accueille qu’une seule salle : « Diamant maudit ». Nous entrons, découvrons un petit sas où nous attend un casier dans lequel nous déposons nos affaires, et poussons la porte suivante.

Nous avons alors la surprise de nous retrouver directement dans la salle de jeu, où se trouvent les créateurs, qui seront nos game masters du jour. Il nous arrive régulièrement d’être briefés à l’intérieur des rooms, nous n’en sommes pas fans car cela atténue l’immersion, mais pourquoi pas. Ici, notre opinion est cependant plus tranchée et négative car c’est comme si Rush Hour n’avait pas réussi à se décider : dans la même pièce se côtoient d’un côté un panneau du logo de l’enseigne et un canapé moderne qui permet aux joueurs de s’asseoir avant le début de la partie, et de l’autre des accessoires vintages qui nous plongent dans l’ambiance et l’époque de la mission…

Le scénario

« Localisation : chez professeur Morgenstern. Date : 18/10/1922. Une équipe internationale de braqueurs dérobe un célèbre diamant d’une valeur inestimable, le Culinam 1. L’affaire ne doit pas s’ébruiter : le richissime propriétaire du joyau décide de faire appel à des détectives privés. Le professeur Morgenstern, détective privé de choc à ses heures perdues, retrouve les voleurs le premier et, par un tour de passe-passe, leur subtilise le diamant. De retour chez lui, il cache le diamant dans un endroit secret, puis envoie un télégramme au propriétaire. Le hic, c’est que les braqueurs se sont mis à ses trousses, qu’ils sont en fait même proches d’arriver – avides de récupérer leur bien et occire le professeur. Sauf… que ce dernier est à présent introuvable. Vous êtes l’équipe des détectives privés concurrents. Vous devez retrouver le diamant avant l’arrivée des braqueurs. Vous avez 60 minutes… »

Nos game masters s’échappent de la pièce après avoir activé un phonographe dont la musique cesse au bout d’une minute, laissant place au silence. Si nous souhaitons profiter d’une bande-son pendant la partie, il faudra que l’un d’entre nous relance régulièrement la machine.

L’immersion proposée dans « Diamant maudit » est dans la droite lignée de l’entrée en matière : ce n’est pas le point fort de cet escape game. Tout au long de l’heure, nous rencontrerons par exemple trois différents types de sticker « ne pas toucher », mais aussi beaucoup d’éléments et de mécanismes anachroniques étant donné l’époque dans laquelle nous sommes censés évoluer – en premier lieu l’écran plat sur lequel le game master vous délivrera des indices si besoin. Les décors font l’affaire durant la première partie du jeu, mais deviennent beaucoup moins convaincants et crédibles par la suite, même s’ils ont une particularité très intéressante et surprenante.

Un début intéressant, une fin brouillonne

Côté énigmes, « Diamant maudit » alterne le bon et le moins bon : malgré quelques éléments qui auraient gagné à avoir plus de cachet, le début du jeu est agréable et inventif, et ses casse-têtes, même s’ils ne sont pas crédibles étant donné la situation dans laquelle on se trouve, sont thématisés et intégrés à l’histoire du professeur Morgenstern. La suite est selon nous davantage brouillonne, notamment à cause d’actions improbables à effectuer avec des objets qui le sont tout autant, ou encore d’énigmes qui n’ont aucun rapport avec la mission annoncée. Ces deux derniers points ont nui à la fluidité de notre partie, nous poussant parfois à adopter un raisonnement par défaut : « Nous n’avons plus que tel et tel objet à notre disposition, rien ne les relient logiquement mais nous devons absolument les faire interagir, comment pouvons-nous procéder ? »

Le jeu est dominé par la fouille et la réflexion, même si on trouve également pas mal de manipulations. La salle ne compte d’ailleurs qu’un seul cadenas. L’escape room de Rush Hour n’est pas toujours linéaire et nous vous conseillons de vous répartir les énigmes quand cela est possible, car la salle est assez dense. Il serait d’ailleurs dommage de ne pas assister aux toutes dernières secondes, très amusantes, qui feront à coup sûr leur petit effet !