Thème
Évasion
Niveau
Pour débuter
Immersion
👍 Très bien
Prix
19 à 43,5€/joueur
Nombre de joueurs
2 à 5 joueurs
Langues
Anglais, Français
50 %
Fouille
25 %
Manipulation
25 %
Réflexion

Création signée Gamescape, « Le cachot de la Bastille » est l’une des toutes premières escape rooms à avoir vu le jour en France. Un an après son inauguration, elle avait remporté le titre du meilleur gameplay d’Île-de-France lors de l’édition n°1 des Escape Game Awards, en 2015 (cela ne nous rajeunit pas !).

En 2021, l’enseigne parisienne a complètement revu les décors, les énigmes et le scénario de cette salle, qui a ainsi été remise au goût du jour et par la même occasion rendue accessible aux équipes de deux joueurs. C’est cette dernière version, que nous avons testée en mars 2022, qui est le sujet de cette review.

Le scénario

« Cette escape room vous entraîne sur les pas du prisonnier au masque de fer. Vous et vos compagnons avez été mandaté par le tribunal révolutionnaire afin de faire la lumière sur l'existence de ce légendaire prisonnier. Dans une heure, la Bastille tombera, vous n'aurez que peu de temps pour mener à bien votre enquête et vous échapper. Entravés par vos lourdes chaînes, enfermés dans cette geôle lugubre, vos chances d'évasion sont minces. Après tout, personne ne s'est jamais échappé des cachots de la Bastille. »

Nous descendons quelques marches et découvrons une cave aux épais murs de pierre dans laquelle nous nous apprêtons à nous faire enfermer de plein gré. Et pour cause, il s’agit-là de notre seule chance d’arpenter les couloirs de la Bastille. Notre but ? Y mener l’enquête afin de démontrer que le prisonnier au masque de fer, devenu un symbole de l'absolutisme monarchique, a réellement existé. Cette inestimable preuve représente l’étincelle qui pourrait à elle seule déclencher la Révolution que nous désirons tant.

Fers aux pieds, nous découvrons notre geôle

Fers aux pieds, nous ouvrons les yeux et faisons connaissance avec notre geôle. L’immersion est très bonne. Dans « Le cachot de la Bastille » règne une enveloppante obscurité ; celles et ceux qui ont une vue en berne pourront d’ailleurs pâtir de ces conditions peu idéales lors du début de la partie. Mais vos pupilles finiront par prendre le pli et, à force d’observation et de tâtonnement, vous trouverez forcément le moyen de progresser.

La room recèle de petits détails cruciaux. Souvent subtile, cette fouille de chaque instant et de chaque recoin pourra poser problème aux équipes les moins attentives. « Le cachot de la Bastille » plaira ainsi à celles et ceux qui aiment fouiner et farfouiller : en étant en constante alerte, vous mettrez très régulièrement la main sur des éléments cachés, un sentiment assez grisant !

Une porte d’entrée dans le monde des escape games

Ces éléments seront bien sûr indispensables pour résoudre les énigmes que vous croiserez sur votre chemin. Ces énigmes vous permettront de vous évader, mais aussi et surtout de découvrir des informations sur l’homme au masque de fer. Ces deux objectifs s’entremêleront pour former un seul et même parcours de jeu, pas toujours linéaire : l’un passera forcément par l’autre, et vice-versa.

Un effort d’intégration des casse-têtes au scénario a globalement été effectué. Ils sont en effet souvent accompagnés narrativement, ce qui est agréable. Reposant sur des principes très classiques qui ne surprendront pas les habitués des escape games, ils sont assez guidés, très fluides et bien ficelés, à une ambiguïté près – paradoxalement volontaire et assumée. Ils conviennent ainsi parfaitement à celles et ceux qui découvrent les escape games. D’autant que la salle n’est pas extrêmement dense, ce qui en fait aussi un jeu particulièrement indiqué pour les duos d’enquêteurs.

De la fouille, de la ruse et des cadenas

Fouille mise à part, réflexion et manipulations se partagent équitablement le reste du gâteau. « Le cachot de la Bastille » souhaite vous plonger au XVIIIe siècle, vous n’y trouverez donc rien d’électronique : les quelques manipulations qui vous attendent sont mécaniques. Trois d’entre elles reposent sur de l’observation couplée à de la débrouillardise, ce que l’on trouve particulièrement adapté au thème ici exploité : pour vous échapper de cette prison, vous devrez faire preuve d’un minimum de ruse !

Époque oblige, la room compte également de nombreux cadenas divers et variés, à code ou à clé. Si vous ne pouvez plus les voir en peinture, vous voilà prévenu... Même si leur présence est scénaristiquement justifiée, ils confèrent forcément un côté répétitif au jeu. Il arrive en outre qu’un coffre verrouillé contienne lui-même un coffre verrouillé, ou qu’une clé ouvre une boîte contenant une autre clé, des séquences pas forcément très élégantes et que l’on peut là aussi ressentir comme répétitives.

L’écrasante majorité de ce qui constituait la V1 de cet escape game a été modifiée, écrivions-nous plus haut. L’insolite dispositif initial a cependant été conservé, un bon choix selon nous car il s’agit de la seule étape exigeant coopération entre équipiers.
Le second et dernier point à avoir été pérennisé est la toute première énigme : force est de constater qu’elle fonctionne toujours assez bien aujourd’hui et procure un amusement certain. Tout le reste a été remanié, y compris l’aménagement de la pièce, si bien que les joueurs qui s’y sont frottés au milieu des années 2010 pourront parfaitement, dans un élan de nostalgie, revenir marcher sur les traces de l’homme au masque de fer dans la Bastille de Gamescape.

Mélanie Vives par Mélanie Vives

Salle récompensée aux Escape Game Awards

  • Meilleur gameplay 2015 région Île-de-France

Avis de la communauté : 71% de satisfaction

51 joueurs ont donné un avis sur ce scénario et 17 joueurs l'ont ajouté à leur todo-list.

 Histoire et cohérence du scénario
7.2/10
 Décors et immersion
7.9/10
 Qualité des énigmes
6.8/10
 Fun
6.8/10
 Accueil et game mastering
7.8/10