Escape GameToulouseSkrypticSherlock : le siècle mécanique

Sherlock : le siècle mécanique
90% satisfaction

20% Fouille
50% Manipulation
30% Réflexion
  • Thème
    Cambriolage
  • Durée
    80 min
  • Niveau
    Intermédiaire
  • Immersion
    👌 Parfait
  • Prix
    27 - 40,50€/joueur
  • Nombre de joueurs
    2 à 6 joueurs

Skryptic est une enseigne d’escape game originaire de Montpellier, où elle a ouvert en novembre 2016. Trois ans après, un nouvel établissement Skryptic naissait à Toulouse, près du canal du Midi, et plus précisément dans le quartier résidentiel de Moscou. Amusante coïncidence, son créateur, Oleg, est originaire de Voronej, à 500 kilomètres au sud de la capitale russe.

Lors de notre passage, en octobre 2020, le complexe proposait deux rooms aux scénarios et intitulés aussi prometteurs que les photos promotionnelles qui les accompagnent : « L’école des sorciers contre le mage noir » et « Sherlock : le siècle mécanique ». La seconde, sujet de cette review, est l’un de nos coups de cœur toulousains.

Le scénario

« Après avoir découvert une nouvelle source d’énergie inépuisable à base d’éther, Mycroft, le frère de Sherlock Holmes, a disparu. Sa découverte n’est plus en sécurité. Les magnats de l’énergie sont prêts à tout pour faire disparaître l’objet qui menace leur pouvoir. Sherlock a besoin de vous ! Pendant qu’il mène l’enquête sur le devenir de son frère, il vous demande d’aller dans les bureaux de Mycroft pour trouver et récupérer cette source d’énergie et annoncer sa recette au monde. Le tout en ne laissant aucune trace de votre passage. Comment procéderez-vous ? »

Après un court briefing introductif, nous découvrons une étonnante mise en scène initiale et nous retrouvons dans d’étranges positions… Ce n’est que lors du débriefing que nous comprendrons l’intention qui se cachait derrière cette manœuvre, qui selon nous est dispensable car trop cryptique. Quoi qu’il en soit, cette originale mise en bouche part d’une bonne intention et ne gêne en rien le début de l’aventure. Vous découvrirez bien vite l’élégant et tamisé bureau de Mycroft Holmes ; à première vue, l’influent Britannique semble adorer les machines aux fonctionnalités secrètes…

Une mystérieuse zone à l’esthétique steampunk

Nos yeux se posent sur du mobilier assez commun et sur ces fameuses machines donc, mais aussi inévitablement sur des « éléments » dont la présence dénote. L’envie de les manipuler prend rapidement le pas, et c’est justement là que réside tout le plaisir de cet escape game : vous ferez face à de nombreux mécanismes dont vous comprendrez souvent le fonctionnement à force de tâtonner, et qui seront de plus en plus nombreux, imposants, impressionnants et esthétiques à mesure que le temps passe.

Cet escape game porte le nom de « Sherlock », certes, mais comme le laisse sous-entendre le scénario il ne s’agit pas d’une enquête. Vous n’y incarnerez pas le célèbre détective mais ses acolytes : pendant que la star du 221B Baker Street investigue, vous devrez agir… Et vous quitterez d’ailleurs relativement rapidement le bureau plan-plan de Mycroft pour explorer une mystérieuse zone à l’esthétique steampunk typique. Une référence directe à la première révolution industrielle, celle du charbon et de la vapeur de la fin du XIXe, le fameux « siècle mécanique » dans lequel vous plongera la salle. Manches retroussées, mains dans le cambouis, vous devrez faire preuve de curiosité pour percer les secrets de ces grosses bécanes cuivrées.

L’air de rien, le jeu installe une histoire

La première partie du jeu est constituée d’un méli-mélo de casse-têtes qui, pour être résolus, exigeront que vous reliiez des éléments entre eux à force d’observation et de déduction. Cette première phase concentre d’ailleurs quasiment toute la fouille dont la room est pourvue.
Dans la seconde partie en revanche, les différentes actions à effectuer seront liées par un fil conducteur et seront autant d’étapes à accomplir pour parvenir à un objectif donné. Ce qui nous amène à un autre des points forts de cet escape game : l’air de rien, le jeu installe une histoire et déroule un scénario simple mais intelligible. Certaines manipulations marquent des avancées dans l’intrigue, de sorte que l’on garde toujours à peu près en tête ce qu’il nous reste à régler pour remplir notre mission.

Votre aventure se déroulera en trois temps : vous devrez trouver la source d’énergie découverte par Mycroft, la récupérer, et enfin transmettre sa composition afin qu’elle ne tombe pas dans l’oubli.

« Sherlock : le siècle mécanique » propose tout pour passer une heure amusante dans des décors soignés – l’une des pièces est d’ailleurs particulièrement bien mise en scène et photogénique. Des énigmes agréables et variées, du décryptage, de la déduction, des manipulations collaboratives, d’imposantes machines à dompter… mais aussi un final explosif.