Escape GameArchivesTriste destin pour Marie Louis

Triste destin pour Marie Louis
74% satisfaction

🕵 Cette salle d’Escape Hunt Metz a été testée avant sa fermeture, en septembre 2018.

Escape Hunt, franchise incontournable dans le monde des escape games, est bien implanté dans l’Est de la France : en plus d’une enseigne à Nancy, les Mosellans ont la possibilité de découvrir trois scénarios de la marque au logo orange dans la banlieue de Metz, plus précisément au sein de la zone commerciale d’Augny, à Jouy-aux-Arches. Dans ses rooms, Escape Hunt a l’habitude de revisiter des pans d’histoires locales. Le complexe de Metz n’échappe pas à cette règle…

Vous souhaitez briller dans les dîners en ville mais êtes à court d’anecdote ? En voici une : savez-vous que l’inventeur de la guillotine n’est pas Joseph Ignace Guillotin, comme on l’entend de temps à autre, mais Antoine Louis ? Si le premier l’a fait adopter comme mode d’exécution capitale sous la Révolution, c’est bel et bien le second qui a imaginé cette machine. Il se trouve qu’Antoine Louis est Messin… Vous voyez où on veut en venir ?

Nous nous postons à l’entrée de la room « Triste destin pour Marie Louis », en file indienne et les yeux bandés, comme le veut la tradition d’Escape Hunt. Un game master très théâtral nous met alors dans le bain, à tel point que nous commençons déjà à avoir peur… Agréable surprise, nous vivons une entrée en matière immersive et inquiétante, ce qui est extrêmement rare au sein de cette franchise tout public.

Le scénario

« En 1950, Edouard, petit fils d’un condamné à mort exécuté à la guillotine, est devenu fou et a soif de vengeance ! Après s’être échappé de son hôpital psychiatrique, il détient Marie Louis, descendante du messin Antoine Louis, inventeur de la guillotine. Retrouvez Marie avant qu’elle ne subisse le même sort que le grand-père d’Edouard ! »

Notre aventure débute dans une cellule d’hôpital psychiatrique recouverte de carrelage blanc. On dirait qu’Edouard s’est lâché sur les murs, des traces marronnasses suspectes en attestent… Entre un lit, une chaise, un meuble de bureau, des boîtes à pharmacie et une douche, la chambre est un peu trop garnie pour être crédible, mais l’ambiance générale est réussie : c’est complètement creepy. Ce n’est pourtant rien comparé à ce qui vous attend ensuite !

Escape Hunt a fourni un gros effort de mise en scène, entre jeux de lumières et autres effets sur lesquels on ne vous dira rien, utilisés en abondance, sans forcément faire preuve de nuances. Les moins téméraires, dont nous faisons partie, flipperont sans mal ! Votre game master jouera sans doute un peu avec vous… Et si vous passez par là un soir d’Halloween, attendez vous à vous faire une grosse frayeur…

Dans la tête d’un psychopathe

La salle propose un jeu assez équilibré, entre fouille, réflexion et manipulation. Vous ferez notamment face à des « objets » que l’on n’a pas l’habitude de manipuler, dans les escape games comme dans la vie quotidienne, sauf cas très particulier… La difficulté est elle aussi bien dosée : la room ne présente rien d’infaisable, elle n’est ni trop facile ni trop compliquée – l’enseigne annonce un taux de sortie moyen de 53 %. Les énigmes ne sont pas vraiment intégrées à l’histoire et au scénario, ce que vous vivrez s’apparentera plutôt à une projection métaphorique dans la tête d’un psychopathe monomaniaque.

De part l’ambiance qu’elle dégage et son originalité, « Triste destin pour Marie Louis » est l’une des salles d’Escape Hunt les plus réussies qu’il nous ait été donné de tester. Ne vous fiez pas à son nom, d’un ennui absolu, et osez suivre les pas d’Edouard, la vie de Marie en dépend ! En plus, vous repartirez avec une anecdote supplémentaire à raconter lors de votre prochain dîner en ville. Elle est pas belle, la vie ?