Thème
Science-Fiction
Durée
90 min
Nombre de joueurs
2 à 6 joueurs
Niveaux au choix
Intermédiaire, ou Mode enfants
Immersion
👏 Excellent
Prix
30 à 50€/joueur
Âge
dès 14 ans
25 %
Fouille
45 %
Manipulation
30 %
Réflexion

Cet escape game existe aussi en mode « kids » pour les enfants âgés de 6 à 13 ans, dans une durée de 60 minutes.

Enigma Run est la doyenne des enseignes d’escape game de l’île de la Réunion. Ouverte depuis 2016 à Saint-Denis, elle propose des aventures aux univers très hétérogènes. Après nous être évadées d’un dojo de samouraï lors d’une première visite, en septembre 2022 nous avons eu l’occasion d’y faire un bond dans le passé à la recherche de « L’ultime élément ».

Le scénario

« En 1890, le professeur Heisenberg a découvert une source d’énergie inépuisable grâce à un artefact mystérieux : le Tesseract. Ayant disparu sans laisser de traces, ses recherches n’ont jamais pu être révélées au monde. Récemment, des chasseurs de trésors ont localisé ce qui semble être son atelier, mais il y a fort à parier que l’endroit soit piégé. Vous allez devoir explorer les lieux, mais serez-vous capable de retrouver l’objet de ces recherches et de vous échapper avant que le piège du professeur ne se referme sur vous ? »

Propulsées à l’époque de la révolution industrielle

Nous voici propulsées à la fin du XIXe siècle, dans le bureau à l'allure steampunk du professeur Heisenberg. Tuyaux de cuivre, engrenages et chapeaux hauts-de-forme stylés, tout y est ! Le lieu est décoré de manière élégante et évoque très bien l’époque de la révolution industrielle.

Parlons tout de suite de ce qui est selon nous le défaut majeur du jeu : il semble parfois pensé pour faire délibérément perdre du temps aux joueurs sur des étapes pas forcément très intéressantes, principalement lors des premiers instants de la partie. On pense en particulier à deux éléments :

  • Le premier est plutôt imposant et demande à être observé avec beaucoup d’attention à la recherche d’une solution pas très intuitive ;
  • Le second peut engendrer un très long moment de blocage – plus de 10 minutes dans notre cas – car il est par essence conçu pour être compliqué à déverrouiller. Nous avions pourtant déjà rencontré ce type d’objet, mais toujours accompagné de quelques indications, voire d’un mode d’emploi que l’on trouve loin d’être superflu. Ici, si votre progression est stoppée, c’est forcément le game master qui vous distillera des informations, au détriment de l’immersion car ce dernier n’incarne pas de personnage.

D’imposantes machines agréables à manipuler

Heureusement, ce premier tiers du jeu est très bien rattrapé par les deux suivants : une fois cette séquence par ailleurs en grande partie axée sur de la fouille minutieuse dépassée, d’imposantes machines s’offrent à nous, que l’on prend un grand plaisir à manipuler et qui servent de support à des casse-têtes cette fois très fluides et plaisants. Pour ne rien gâcher, l’esprit steampunk est encore plus présent et marqué, les décors encore plus convaincants, et les mécaniques variées : rapidité, mémoire, coordination et déduction sont tour à tour exigées. Un super cocktail !

Attention, il est possible que vous ayiez déjà joué les deux tiers finaux de « L’ultime élément » : créés par un prestataire russe, leurs mécanismes de qualité ont été repérés par d’autres enseignes françaises, qui les ont elles aussi intégrées à leurs salles. C’est par exemple le cas de « Sherlock : le siècle mécanique » à Toulouse, de « Mécanisation » à Nice ou encore du « Secret de Moriarty » à Mazan, dans le Vaucluse.

À noter que plusieurs passages du jeu d’Enigma Run sont non linéaires, permettant ainsi aux équipes nombreuses de se répartir les rôles.

Malgré un début un peu poussif et en demi-teinte, « L’ultime élément » est un très bon escape game aux décors très soignés et aux énigmes de plus en plus prenantes à mesure que l’on avance dans le jeu. Jusqu’à un rebondissement final qui aurait certes mérité une mise en scène plus convaincante mais n’en reste pas moins très sympa à découvrir et à déjouer !

Melissa Faucher par Melissa Faucher