Escape GameBlogJeux de société[TEST] Sherlock, le jeu d’enquêtes criminelles du Belge Geek Attitude Games

[TEST] Sherlock, le jeu d’enquêtes criminelles du Belge Geek Attitude Games

Rémi Prieur le 18 septembre 2020 par

Après le confinement imposé par la pandémie de Covid-19, en attendant la réouverture des escape games, il a fallu s’entraîner pour ne pas perdre nos réflexes d’enquêteur. Comme nous étions arrivés au bout des Unlock!, Exit, Deckscape… il a fallu trouver un nouveau jeu. Nous avons jeté notre dévolu sur les aventures Sherlock. Ce jeu de cartes distribué par Geek Attitude Games, qui peut se jouer seul ou à plusieurs, a-t-il éveillé le Hercule Poirot qui sommeille en nous ? La réponse dans quelques instants.

Principe du jeu

Sherlock est une série de jeux d’enquête. Chaque aventure est présentée sous la forme d’un paquet de 32 cartes qui correspondent à des indices. Certains aident à faire la lumière sur l’enquête à résoudre. Les autres sont simplement des éléments de contexte sans aucune importance. Vous devrez donc, tout au long de la partie, faire le tri parmi tous les indices pour ne conserver que ceux qui vous permettront de répondre aux questions suivantes : qui est le coupable ? Quel est son mobile? Comment a-t-il agi ?

Déroulement d’un tour

Vous avez sélectionné une aventure ? Vous êtes prêt à vous lancer à corps perdu dans votre enquête ? Dans un premier temps, prenez connaissance du scénario. Geek Attitude Games a pensé à ceux qui peuvent avoir un accès à internet pendant la partie. En effet, en plus de l’incontournable introduction textuelle qui se trouve dans la boîte, vous avez la possibilité d’accéder à une version audio.

La partie peut enfin commencer. Vous récupérez votre première carte indice. Le jeu se déroule suivant deux phases : la phase d’investigation et la phase de conclusion.

Phase d’investigation

Les enquêteurs jouent les uns après les autres. Lors de son tour, un joueur doit effectuer l’une des actions suivantes :

  • Révéler une carte indice qu’il a en main s’il considère qu’elle est nécessaire à la résolution de l’enquête ;
  • Défausser une carte, qui est alors placée face cachée dans une défausse commune. Vous ne pouvez plus parler du contenu de cette carte jusqu’à la fin de la phase d’investigation.

Une fois l’une de ces actions réalisée, le joueur pioche une nouvelle carte et l’enquêteur suivant peut alors jouer.

À tout moment, chaque joueur peut consulter les cartes révélées et en discuter avec les autres joueurs pour partager ses théories. En revanche, vous ne pouvez pas discuter des cartes que vous avez en main. Si elles comportent un mot souligné ou un mot encadré, vous pouvez simplement dire aux autres joueurs que vous avez une information sur cet élément de l’enquête, sans pour autant en révéler la nature.

La phase d’investigation se termine dès que les 32 cartes sont révélées et/ou défaussées.

Phase de conclusion

Vous allez devoir débattre entre vous pour vous accorder sur un coupable, un déroulement des faits et un mobile à partir des indices révélés sur la table. Vous pouvez à présent parler des informations présentes sur les cartes indices qui ont été défaussées pendant la phase d’investigation.

Lorsque vous jugez votre théorie plausible, descellez le questionnaire et répondez ensemble aux dix questions. Dès que vous aurez terminé, ouvrez le livret et vérifiez vos réponses. Chaque bonne réponse rapporte 2 points. Vous perdez 1 point pour chaque carte révélée non pertinente. Le résultat total vous octroie ainsi un score final.

Notre avis

Pour cette review, nous avons testé deux scénarios : « Le Parrain » et « Parmi les morts ».

Nous avons bien aimé la mise en situation proposée par Geek Attitude Games. La présence d’une introduction audio est un vrai plus quand on souhaite ajouter un peu d’immersion à la partie.

Sur le plan du jeu à proprement parler, les intrigues créées par Enigma Studio sont bien construites et prenantes. Le cartes indices présentent des contenus variés : témoignages, images, articles de journaux… Il faudra que vous vous creusiez la tête pour arriver à faire la part des choses entre les informations dignes d’intérêt, qui feront progresser vos investigations, et les autres.
En revanche, à certains moments vous serez contraints de penser comme les concepteurs des aventures. En effet, au moment de la phase de conclusion, lorsque vous devrez établir vos théories, il se peut que les cartes indices ne vous permettent pas de dissiper toutes les parts d’ombre de l’histoire… Il sera donc nécessaire de recourir à quelques extrapolations.

Petite mise en garde sur le timing du jeu. Il peut être très variable en fonction des personnes avec qui vous jouez. Pour ma part, j’ai enquêté avec une amie. Nous avons l’habitude de beaucoup parler. Deux moulins à paroles ! La phase de conclusion a tellement duré que nous avons allègrement dépassé les 60 minutes. À vous de voir : soit vous lancez un chronomètre pour vous imposer un temps limite, soit vous faites comme nous et laissez filer le temps pour explorer les pistes les plus farfelues au moment de l’énumération de vos hypothèses.

On recommande Sherlock. Sa mécanique de jeu est simple mais efficace. On a aimé sa construction articulé en deux phases : une phase solo, qui permet de se challenger personnellement, et une phase coopérative, qui pousse à être plus loquace. Même si certains liens logiques ne sont pas forcément très explicites, le questionnaire d’enquête pourra affirmer ou infirmer certaines de vos suppositions.

Bonne enquête !

Sherlock Commander
  • Nombre de joueurs : 1 à 8
  • Âge : 10+
  • Durée : 60 minutes
  • Type de jeu : Coopératif